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 banniére

Condamnation pour discrimination raciale

Mardi, 8 Juin, 2004
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SOS Racisme est satisfait Le montant de ces dommages et intérêts a été maintenu par la cour d'appel en dépit du souhait de l'association qui demandait leur augmentation car, selon elle, "le préjudice de Fatima Saadi n'avait pas été exactement apprécié" par le tribunal. SOS Racisme s'est cependant satisfait de cet arrêt dans lequel elle voit une nouvelle validation du "testing". Selon Samuel Thomas, son vice-président, c'est la troisième fois qu'une juridiction reconnaît cette méthode

L a cour d'appel de Paris a confirmé lundi 7 juin la condamnation à une peine d'un mois de prison avec sursis de la gérante d'un institut de beauté parisien qui avait refusé d'embaucher une femme noire en raison de la couleur de sa peau.Marie-Odile Dossot, 49 ans, gérante d'un salon Physiomins dans le 12ème arrondissement de Paris, a été reconnue coupable pour la deuxième fois d'avoir déclaré à Fatima Saadi lors de son entretien d'embauche que sa couleur de peau était un obstacle à son recrutement. Outre un mois de prison avec sursis, Mme Dossot avait été condamnée en première instance à payer 1.000 euros de dommages et intérêts à Mlle Saadi et 500 euros à l'association SOS Racisme qui avait utilisé la méthode du "testing" pour confondre la gérante. SOS Racisme est satisfait Le montant de ces dommages et intérêts a été maintenu par la cour d'appel en dépit du souhait de l'association qui demandait leur augmentation car, selon elle, "le préjudice de Fatima Saadi n'avait pas été exactement apprécié" par le tribunal. SOS Racisme s'est cependant satisfait de cet arrêt dans lequel elle voit une nouvelle validation du "testing". Selon Samuel Thomas, son vice-président, c'est la troisième fois qu'une juridiction reconnaît cette méthode. Alertée par des victimes de discriminations, l'association a recours à des volontaires dont la mission est de confirmer les soupçons et d'en établir la preuve par des enregistrements téléphoniques, vidéo ou par des témoignages. Dans l'affaire Physiomins, "c'est la première fois qu'un testing avec confrontation physique et présence de témoins est validé par la justice", s'est félicité Samuel Thomas.

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