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A la barre Procès du groupe d’intérim Adecco : «Lorsqu’il s’agissait d’une personne noire, je devais mettre l’annotation PR4»

Jeudi, 28 Septembre, 2023
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Il aura fallu attendre plus de vingt ans et une procédure interminable, marquée par une ordonnance de non-lieu rendue par un juge d’instruction en 2017 puis invalidée par la chambre de l’instruction, pour qu’enfin s’ouvre un procès contre l’entreprise Adecco. Poursuivie pour discrimination à l’embauche et fichage à caractère racial, la branche française du géant mondial de l’intérim comparaissait ce jeudi 28 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris, en compagnie de deux anciens directeurs d’une agence de recrutement située dans le quartier Montparnasse. Selon les parties civiles, parmi lesquelles les associations SOS Racisme et la Maison des potes, cette catégorisation a permis d’écarter environ 500 intérimaires noirs de certaines missions, à la demande de certains employeurs – qui, eux, ne sont pas cités à comparaître au procès.

C’est dans cette agence de la capitale spécialisée dans l’hôtellerie et la restauration que Gérald Roffat effectuait un stage à la fin de l’année 2000, lorsqu’il s’est décidé à dénoncer des faits de discrimination dans un courrier adressé à l’association SOS Racisme, qui portera plainte en février 2001. «Au début de mon stage, j’ai reçu les consignes [relatives au traitement informatique des nouvelles candidatures, ndlr] de la part d’un autre stagiaire. Lorsque la personne qui arrivait présentait bien, je devais inscrire PR1, puis PR2 si elle présentait un peu moins bien. 


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