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Vingt-deux ans. C'est le temps de procédure qu'il aura fallu pour que la société d'intérim Adecco soit renvoyée devant un tribunal. La décision est tombée le 4 juillet, mais n'a été dévoilée que récemment. Le 28 septembre, le tribunal correctionnel de Paris devra donc se prononcer sur les accusations de "fichage racial" qui visent l'agence de Paris-Montparnasse. Entre 1997 et 2001, elle aurait écarté 500 intérimaires noirs de certaines missions dans l'hôtellerie-restauration.
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Les victimes vont donc pouvoir enfin réclamer justice, à condition qu'elles se portent partie civile. Mais ce n'est pas si simple après tout ce temps, explique l'association Maison des Potes, qui a porté l'affaire avec SOS Racisme. Si l'association a bien conservé un fichier avec les numéros de téléphone des victimes potentielles, depuis que la date est fixée, son président, Samuel Thomas, n'a pu joindre que 20 personnes. "Il y a des victimes qui sont décédées. Donc c'est leurs ayant-droits, leur veuve et leurs enfants, qui vont venir demander réparation", et dont l'association n'a pas forcément les coordonnées, raconte-t-il.
Après tout ce temps, la réparation est-elle encore possible ?Pour les personnes vivantes, ce n'est pas beaucoup plus simple. "Contacter des gens qui ont changé d'adresse, de téléphone, c'est compliqué", dit Samuel Thomas. La première plainte remonte quand même au début du siècle. En 2001, elle dénonce un fichage des intérimaires en fonction de leur couleur de peau. Certaines missions au contact du public n'auraient été réservées qu'aux blancs.
20 ans plus tard, en février 2021, la cour d'appel de Paris décide finalement du renvoi, mais il aura fallu deux ans de plus pour qu'une date soit fixée. Alors après tout ce temps, la justice pourra-t-elle vraiment faire son travail de réparation ? Samuel Thomas a quelques doutes.



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