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Procès du fichage racial chez Adecco : « On étouffe les acteurs de la lutte »

Dimanche, 24 Septembre, 2023
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Si Samuel Thomas, à l’origine de la procédure avec SOS Racisme, se réjouit de la tenue du procès, il regrette que ces dossiers soient rarement traités à la hauteur de leur gravité. D’autant que, dans le monde du travail, la situation en matière de racisme ne s’améliore pas.

L’instruction de cette affaire s’est ouverte en 2001. Comment expliquer qu’il ait fallu autant de temps pour que le procès se tienne ?

Samuel Thomas

Ancien vice-président de SOS Racisme, actuel délégué général de la fédération des Maisons des potes

Les discriminations raciales ne sont pas des dossiers sur lesquels la justice considère qu’il faut dépenser des moyens humains et financiers. Quand on réclame que chaque victime soit informée, convoquée, on ne l’obtient pas du parquet. Nous avions demandé également l’intervention d’un expert informatique, pour faire l’analyse statistique du nombre d’entreprises qui ont commandité cette discrimination. Cela n’a pas été fait.

En Belgique, l’affaire a été révélée le même jour qu’en France. Des perquisitions ont été menées au siège d’Adecco, permettant d’établir une liste de 100 entreprises pour lesquelles il y avait une sélection d’intérimaires blancs (l’agence a été condamnée par la justice belge en 2015 – N.D.L.R.).

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