DISCRIMINATION trop de patrons racistes Près de quatre fois sur cinq », un employeur français préfère embaucher un candidat « d'origine hexagonale ancienne » plutôt qu'un autre d'origine maghrébine ou noire africaine, indique une enquête par testing du Bureau international du travail (BIT), publiée hier. « Collectivement, les employeurs testés ont très nettement discriminé les candidats minoritaires (d'origine maghrébine ou noire africaine) et seulement 11% des employeurs ont respecté tout au long du processus de recrutement une égalité de traitement entre les deux candidats », écrit le BIT. Le plus souvent, la discrimination est enregistrée avant même que les employeurs ne se soient donné la peine de recevoir les deux testeurs. L'enquête pointe « une forme assez sournoise de discrimination » consistant à mettre en attente le candidat discriminé. Au final, lorsque les employeurs ont le choix, « près de quatre fois sur cinq », ils favorisent le candidat majoritaire, baptisé pour l'expérience Julien Roche ou Emilie Moulin notamment. « La discrimination est un phénomène assez généralisé en Europe et les résultats pour la France ne diffèrent pas beaucoup » a souligné le coordinateur du testing. Une étude en 1976-77, passée inaperçue à l'époque, avait déjà révélé les discriminations faites aux Antillais. Hier, le vice-président de SOS Racisme Samuel Thomas a réagi en regrettant que cette enquête ne soit pas utilisée pour poursuivre les employeurs incriminés. Le gouvernement s'est déclaré « pleinement conscient des problèmes existants et des efforts qui doivent être accomplis ».



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