Elle tient sur une page. Les signataires s'engagent à renforcer leur action, via notamment « la mise en place de formations » ou encore « la nomination de référents à la non-discrimination ». Rien de bien neuf, en réalité. « C'est stipulé dans les contrats de travail : la discrimination est une faute profession-nelle, indique François Davy, le président de Foncia. Nous avons un logiciel qui détecte des mots sensibles et alerte le rédacteur d'une annonce. » Ian Brossat et Hélène Bidard veulent aussi instaurer des testings dans les prochains mois. Gilles Ricour de Bourgies, président adjoint de la Fnaim Grand Paris, proteste déjà. « Je ne nie pas ce problème des discriminations dans l'accès au logement. Mais ces approches piégeuses sont malsaines. Elles entraînent des confusions en laissant croire à des personnes qu'elles sont victimes de discrimination alors qu'elles ne le sont pas. » En 2015, le Défenseur des droits a été saisi à 145 reprises pour des discriminations liées au logement sur toute la France. « Ce n'est que la face émergée. Dans les faits, bon nombre de victimes baissent les bras et ne portent pas plainte. Ils savent que ça ne sert à rien, observe Samuel Thomas, délégué général de La Maison des potes. Il faut obtenir des condamnations en justice contre ceux qui discriminent : agences immobilières ou propriétaires. Elles sont trop rares aujourd'hui. Soit les procureurs n'ouvrent pas d'enquête, soit ils le font avec un an de retard. » W



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