« Nous devons agir, car le ra-cisme a rarement été aussi pré-sent qu’aujourd’hui », se déso-le Samuel Thomas, déléguégénéral des Maisons des Potes,évoquant le score record duRassemblement national lorsde la dernière élection prési-dentielle. Créée en 1989, laFNMDP (Fédération nationa-le des Maisons des Potes) luttecontre les discriminations etpropose des espaces citoyenspour soutenir les habitants desquartiers populaires. Depuis le7 novembre, dix de ses mem-bres se relaient pour visiterquarante villes dans le cadrede leur treizième Tour de Fran-ce de l’égalité.« Réaliser un point ville parville, c’est l’occasion de parta-ger nos revendications, maisaussi de rassembler et de trans-mettre des récits de victoires »,témoigne Ibrahima Gueye,élève avocat et membre de laFNMDP. « On voit beaucoupde personnes découragées, quiont été victimes de racismelors d’une embauche parexemple, et qui ne pensent pasà porter plainte. Ils pensentque c’est peine perdue. Il estimportant de leur montrer quele racisme est condamnable ! »
« Nous devons agir, car le racisme a rarement été aussi présent qu’aujourd’hui », se désole Samuel Thomas, délégué général des Maisons des Potes, évoquant le score record du Rassemblement national lors de la dernière élection présidentielle. Créée en 1989, la FNMDP (Fédération nationale des Maisons des Potes) lutte contre les discriminations et propose des espaces citoyens pour soutenir les habitants des quartiers populaires. Depuis le 7 novembre, dix de ses membres se relaient pour visiter quarante villes dans le cadre de leur treizième Tour de France de l’égalité. « Réaliser un point ville par ville, c’est l’occasion de partager nos revendications, mais aussi de rassembler et de transmettre des récits de victoires », témoigne Ibrahim Gueye, élève avocat et membre de la FNMDP. « On voit beaucoupde personnes découragées, quiont été victimes de racisme lors d’une embauche par exemple, et qui ne pensent pas à porter plainte. Ils pensent que c’est peine perdue. Il est important de leur montrer que le racisme est condamnable ! »
« 90 % des profanations antisémites ont lieu en Alsace »
Idea Matamba-Bissielou, également élève avocate, valide : « Nous allons à la rencontre de personnes qui sont parfois démunies et on voit leur espoir renaître quand on leur montre qu’il y a des solutions et que nous pouvons les accompagner devant le tribunal. » Faire une halte à Strasbourg était une évidence pour les marcheurs de l’égalité qui rappellent que « 90 % des profanations antisémites ont lieu en Alsace » et que la Fédération s’est constituée partie civile dans le procès des cinq jeunes ayant profané 250 tombes juives au cimetière de Sarre-Union.
Mercredi, ils ont pu rencontrer Benjamin Soulet, adjoint à la maire de Strasbourg en charge de l’équité territoriale pour « rappeler à la Ville son rôle à jouer dans la lutte contre les discriminations », précise Samuel Thomas. « Pourquoi ne pas financer une campagne de sensibilisation antiracisme, comme on le voit concernant la conduite alcoolisée ? Des “testings” (méthode qui permet de faire constater des discriminations par un huissier, NDLR) pourraient aussi être mis en place pour mettre en lumière et sanctionner les discriminations. »
Il rappelle également que les municipalités doivent donner l’exemple au secteur privé : « Les attributions de logement HLM ou le recrutement de vacataires doivent se faire avec une anonymisation des candidatures pour éviter qu’une couleur de peau ou un nom à consonance étrangère deviennent un frein. »
Dans l’après-midi, ils ont également rencontré les membres de l’antenne locale de la Maison des Potes avant de reprendre la route jusqu’à Paris. Ils achèveront leur tour le 10 décembre, devant l’Assemblée nationale.



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