Les marcheurs ont présenté plusieurs projets qu'ils souhaitent que la ville mette en place. "Aujourd'hui les associations qui luttent contre le racisme sont pauvres financièrement et ont du mal à mener des actions. Les pouvoirs publics peuvent apporter ce besoin pour sensibiliser à l'échelle de la ville", explique Samuel Thomas, délégué général de la Fédération Nationale des Maisons des Potes.
Le but ? Proposer à la ville de faire une communication anti-raciste en affichant une exposition à l'Hôtel de Ville. Concrètement, l'association y voit une exposition sur les "victoires judiciaires contre les faits racistes" sur des grands panneaux en bois, résistant à la pluie.
La Ville de Lyon soutient le projet et envisage de le mettre en place d'ici le 21 mars prochain, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale.
Sanctions judiciairesLa Ville de Lyon travaille actuellement sur le projet de création d'un centre d'accueil pour les femmes. "On travaille étroitement avec la Métropole de Lyon pour ouvrir une maison des femmes". Pour l'heure, le projet est au stade d'étude et aucune date d'ouverture n'a été fixée.
Plus tard dans la journée, le collectif s'est rendu au tribunal judiciaire de Lyon. Au procureur de la République adjoint de Lyon, Alain Grellet, les membres de l'association ont demandé des sanctions judiciaires plus lourdes contre les auteurs de délits racistes.
Après Lyon, l'association se rendra dans d'autres villes jusqu'au 10 décembre, dont Saint-Etienne, Grenoble, Valence, Strasbourg, Lille, pour une arrivée à l'Assemblée nationale à Paris.


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