On ne peut pas vraiment direqu’il y a foule, ce mardi 17heures devant la mairie lorettoi-se, pour le rassemblement orga-nisé contre les discriminations etle racisme à l’initiative de la Mai-son des Potes. Dans le froid etalors que la nuit tombe, une tren-taine de personnes tout au plusont rejoint les « marcheurs del’égalité » qui ont fait étape icidans le cadre de leur Tour deFrance.
On ne peut pas vraiment dire qu’il y a foule, ce mardi 17 heures devant la mairie lorettoise, pour le rassemblement organisé contre les discriminations et le racisme à l’initiative de la Maison des Potes. Dans le froid et alors que la nuit tombe, une trentaine de personnes tout au plus ont rejoint les « marcheurs de l’égalité » qui ont fait étape ici dans le cadre de leur Tour de France.
Une Maison des Potes en cours de création sur la commune
Parmi elles, des opposants municipaux, des syndiqués CGT, mais aussi des habitants. Comme Hamza Ghellab, formateur, venu car « on a eu notre quota de discriminations à Lorette ». Ou encore Djamela Galliot, infirmière, pour qui « il est important de défendre nos valeurs, c’est-à-dire l’égalité pour tout le monde, car on est tous dans la même galère. »
Selon Amelle Gassa, opposante municipale et « point d’appui » de la fédération, la participation est tout de même satisfaite pour cette « grande première ». Et d’encourager à « lutter », pour « ne pas laisser le silence s’installer », rappelant que « le racisme et les discriminations, ce ne sont pas idées mais des délits. »
S’ils se disent également satisfaits de cette mobilisation, les marcheurs de l’égalité estiment que la peur a empêché un certain nombre de personnes de venir. « Si on a peur, les délits vont continuer. Oui, on peut gagner, oui, on a déjà gagné. Peuple de Lorette, levez-vous », clame l’une des marcheuses. « Nous sommes à vos côtés, c’est important d’aller en justice », ajoute un autre.
Samuel Thomas, délégué général la Maison des Potes, explique d’ailleurs que c’est justement leur raison d’être, de soutenir les actions et accompagner ceux qui ont le courage d’agir, dire que la justice est possible. « À chaque étape, on rencontre des gens qui ne baissent pas les bras », s’enthousiasme Samuel Thomas. D’ailleurs, il y en a aussi à Lorette et une Maison des Potes est en cours de création sur la commune.
Une plainte en cours pour une affaire de discrimination à l’embauche
Évidemment, Lorette ne fait pas partie des 40 villes choisies cette année par la fédération par hasard. Le maire est dans le collimateur de la Maison des Potes depuis des années. « Il y a vingt ans déjà, il supprimait des subventions au centre social car trop d’adolescents d’origine étrangère profitaient de la structure », condamne le délégué général. Il y a quatre ans, la fédération avait déposé une plainte pour l’affaire de l’interdiction du burkini et du foulard au plan d’eau. En juin dernier, ils ont renouvelé pour dénoncer une discrimination à l’embauche, suite à la publication d’une annonce pour un poste qui ne pourrait être accordé « qu’à une personne de nationalité française ». Une affaire toujours en cours, pour laquelle le maire a reconnu « une erreur » dans la rédaction de l’offre d’emploi.
« Il a beau avoir une écharpe tricolore sur le poitrail depuis trente ans, il doit répondre de ses actes devant le tribunal », conclut Samuel Thomas.



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